Histoire de singes

Je rentre dans l’atelier  et je suis deux.

Celui qui peint dans l’oubli, dans l’inconscience frénétique, celui qui est comme un alcoolique que l’on ne peut mettre à terre, jamais rassasié, impossible à  abattre, celui-là ,est-il un trou sans fond ou une soupe avec trop d’ingrédients ,qui n’aurait jamais assez de goût ?

L’Autre est conscient , exigeant, "  fouille merde "  à l’écoute de celui-là, gesticulateur infatigable , qui  pour la  majeure partie du temps est incompréhensible .

Celui-là dégoûte profondément  l’Autre , qui à son tour est exaspéré par l’impuissance de l’Autre jamais satisfait , toujours  dubitatif , adepte du " oui non ,cependant ou en revanche ".

Celui-là ne s’embarrasse pas avec sa soupe , il la dégueule ,il la chie ,c’est un "  gastro-n-homme" 

L’Autre est serré ,tout l’assaille , sa soupe ,il la garde ,elle bouillonne et ne ressort  jamais, c’est un trop plein , une sorte de bouche sans trou du cul en dessous

Ce que nous vous proposons dans ces quelques pages qui vont suivre c’est un dialogue

Entre ces deux personnages antagonistes et indivisibles.

C’est l’Autre qui va beaucoup parler ,l’Autre qui à tout appris de ce barbouilleur dégoulinant qui ne sait pas lui même , ce qui finalement pourrait être la peinture.

Nous vous proposons deux ans de peinture dans l’atelier ,une discussion insoutenable ,dont seul le barbouilleur peut se sortir , celui-là pensant in fine que tout çà n’est pas très sérieux .

L’Autre est épuisé, laminé, et se jure que plus jamais ….

Retour sur les portes ouvertes 2011

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